Fermeture de la rue Gamelin

L’Association a été au premier rang de la bataille contre la fermeture de Gamelin, photo Archives Le Droit

L’Association a été au premier rang de la bataille contre la fermeture de Gamelin     (photo Le Droit)

En avril 2013, la Cour fédérale a penché en faveur de la Commission de la capitale nationale dans le dossier de la fermeture de la rue Gamelin, malgré l’opposition du Conseil municipal de Gatineau et d’une importante opposition de plus de 2 200 signataires à une pétition lancée par l’ARJT. L’Association a été au premier rang de cette bataille dès l’annonce de la fermeture à l’hiver 2011. Notre inquiétude tenait d’abord aux répercussions qu’aurait cette fermeture sur la circulation débouchant sur le boulevard Taché, le boulevard des Allumettières et le boulevard St-Raymond. Ces artères étant de plus en plus encombrées, un ajout potentiel de 5 000 voitures par jour aurait un impact important sur la qualité de vie des gens vivant dans les communautés situées à proximité. La rue Gamelin appartient à la ville de Gatineau. Son utilisation dans cette portion a cependant été cédée à la CCN par l’ex-ville de Hull dans un bail emphytéotique signé en 1979 entre l’ex-ville de Hull et la CCN. Les conséquences de cette fermeture n’avaient bien entendu pas été perçues à l’époque.

Depuis, les résidants des Jardins Taché et des quartiers avoisinants subissent les conséquences de la fermeture de ce tronçon de 500 mètre de la rue Gamelin:

  • 5 000 à 7 000 voitures détournées sur des artères déjà congestionnées et aucune mesure d’atténuation de la Ville, la province ou la CCN;
  • Augmentation de la pollution, du bruit et des risques d’accidents sur les artères congestionnées;
  • Perte d’un chemin et d’un paysage patrimonial et coupure entre les quartiers fondateurs de la Ville de Hull : Wright et Val-Tétreau;
  • Fragmentation de l’habitat Gamelin toujours présente : la route est remplacée par une route et des abords en roche (voir photo);
  • L’intransigeance de la CCN dans sa décision irrationnelle de faire du Parc de la Gatineau un parc de conservation alors que le territoire est enclavé dans un milieu urbanisé établi préalablement au Parc;
  • Le conseil des élus de Gatineau qui entérine une motion permettant la fermeture de Gamelin pour ensuite revenir sur sa décision et se rendre en Cour supérieure pour contester le droit à la CCN de fermer Gamelin;
  • L’absence de soutien des élus provinciaux et fédéraux auprès du gouvernement et du ministre responsable de la CCN;
  • Augmentation du temps de circulation pour les véhicules d’urgence et la perte de notre sécurité pour rejoindre rapidement les hôpitaux et institutions de santé, les lieux d’emplois et d’études, les lieux de socialisation, etc.

Le tronçon quant à lui n’a été aménagé que sommairement, loin de la revitalisation promise, puisqu’un certain accès doit être préservé pour les services d’urgence. L’ARJT milite maintenant en faveur d’une révision du mandat de la CCN afin que sa structure de gouvernance tienne compte des volontés des citoyens de la ville de Gatineau.

Aux dires de la CCN, la réduction des impacts sur l’écosystème du lac des Fées était l’objectif de cette fermeture. Comme cette section du Parc est déjà lourdement hypothéquée par le fractionnement causé par les boulevards Saint-Raymond et des Allumettières, nous avons remis en question les véritables gains environnementaux pouvant être réalisés.  Avec le développement résidentiel exponentiel du secteur ouest de Hull et du secteur Aylmer, tout indique que la circulation en provenance de cette direction ne fera qu’accroître et embourber davantage le boulevard Taché.

Rue Gamelin en 2011, photo le Droit

Rue Gamelin en 2011, photo Le Droit

La rue Gamelin réaménagée à la manière "verte" CCN

La rue Gamelin réaménagée à la manière « verte » de la CCN (2015)

DOCUMENTS IMPORTANTS RELATIFS À CE DOSSIER